Synagogue of Mateszalka

Synagogue de Mateszalka
Kossuth tér 37, Magyarország

Il est possible de visiter la Synagogue, chercher la clé au musé de la région de Satmar un peu plus loin en face dans la même rue:
Szatmári Múzeum ‎ 4700 Mátészalka Kossuth Street 5, Hungary Tel: 06 44 502-646

Qui suis-je ?

« Si je ne suis pas pour moi, qui le sera ? Si je suis seulement pour moi, que suis-je ? Et si pas maintenant, quand ? »  Hillel Ha Zaken

Qui viendra allumer une bougie et poser une pierre sur leurs tombes ?

Qui sommes nous ? comment cela a commencé?

Comment l'idée de bâtir ce site a germé dans ma tête.
Mes parents et toute ma proche famille sont originaires de cette région de Mateszalka dans le comté de Szabolcs-Szatmár-Bereg en Hongrie. Mes parents ont immigré en France durant le siècle passé au début des années 20. Ma jeunesse a baigné dans les histoires que me racontaient mes parents sur des faits qui ont marqué leur jeunesse à Jarmi, Papos, Mateszalka, Opalyi, Nyirmada, Nagyvarad etc.. Seulement comme plus de 70 personnes de notre famille proche, dont ma grand-mère maternelle ont été massacrées par les milices Nazis et leurs collaborateurs, ma mère s'était jurée de ne plus remettre les pieds dans ce pays qui a permis l'assassinat organisé de sa mère et de 98% de sa proche famille.  Pour moi la Hongrie, c'était très loin, très loin au fin fond de l'Europe de l'est, un peu comme dans les lointaines steppes du film "Dr Zhivago". Mes parents z"l ont quitté ce monde dans les années 70 mais moi j'ai toujours caressé le désir d'aller voir en personne et enfin pouvoir visualiser si les cartes postales que mon imaginaire s'était créé durant toutes ces années de ma jeunesse ressemblait à la réalité du terrain et c'est ce que j'ai fait en Mai 2012. Un petit séjour de 3 jours à Budapest à l'arrivée, dont un Shabbat vendredi soir au Chabbad, avec non seulement la prière mais le repas extraordinaire qui a suivi, plus d'une centaine de personnes à table dont de nombreux Israéliens (Pour le repas, vous devez passer au plus tard vendredi matin pour réserver et payer). Le lundi matin je suis allé chercher la voiture que j'avais louée à partir de Montréal, avant mon départ, j'avais pris soin d'équiper mon GPS d'une carte d'Europe et je peux dire qu'il m'a été d'une grande utilité dans mes déplacements. Je suis allé dans une station service acheter une vignette pour les frais d'autoroute et me voila parti pour Mateszalka. Les routes en Hongrie sont très bien entretenues digne de ce que nous connaissons en occident. L'autoroute se rend jusqu'à Nyíregyháza, ensuite il faut prendre une série de petites routes secondaires pour se rendre à Mateszalka.  En arrivant presque à destination, au moment ou par surprise mes yeux ont aperçu ce panneau avec JARMI dessus, un grand frisson a parcouru mon corps et je n'arrivais pas à croire que c'était là le village qui avait vu naȋtre ma mère, elle m'en avait tellement parlé, là ce n'était plus de la légende, là j'y étais en personne. Le premier cimetière visité, celui de Papos, nous a laissé dans un état de grande tristesse,  le cimetière Juif se trouve au milieu des champs et dans un état d'abandon total. Pourtant il me semblait qu'un organisme de Budapest devait s'occuper de son entretien, c'est ce qu'ils disent ou prétendent sur leur site internet. http://www.mazsit.org/index.phtml?owpn=27
C'est à ce moment là précis que tout s'est enclenché dans ma tête, j'ai décidé que je ferais quelque chose en commençant par un site internet pour sensibiliser la communauté Juive en général, et en particulier  les Juifs originaires de la région de Mateszalka. Avec un grand "bli-neder" je me suis promis que je reprendrais le livre "Classroom in a book" de Dreamweaver qui trainait sur mon bureau depuis plus de deux ans et que je reprendrais mes leçons "comment construire un site WEB" sans discontinuer jusqu'à ce que le site voit le jour. Aujourd'hui, je peux dire que c'est chose faite. De Mai à Septembre 2012, comme un bon autodidacte  je n'ai pas arrêté et le résultat c'est ce que vous pouvez voir sur http://jarmipapos.org/ J'ai aussi un autre site à mon actif: Cliquez ici........
Nous devons faire quelque chose, nous devons redonner un décorum digne de ce nom au lieu du dernier repos de nos ancêtres. Nous devons montrer à ces ordures de nazis qu'ils n'ont pas réussi à effacer la mémoire d'une présence Juive en Hongrie plus que millénaire.
Occupons-nous nous même des nôtres, nous ne pouvons blâmer personnes d'autres que nous même de n'avoir rien fait, nous devons nous mettre au travail ASAP. Vous avez des idées? vous n'avez pas le temps mais vous voulez participer financièrement? toutes bonnes suggestions sont les bienvenues alors constatez nous:
email  ou bien Tel.: 1-514-418-6781

A New York il y a une organisation qui a déjà à son actif des dizaines de cimetières Juifs restaurés en Europe Centrale et particulièrement en Hongrie. Cette organisation a pour nomAvoyseinu.  Avoyseinu, a un représentant sur place basé à Budapest et fait affaire avec des entrepreneurs locaux. A date ils ont des dizaines de cimetières restaurés à travers l'Europe. Vous pouvez vous abonner à leur bulletin hebdomadaire en leur envoyant un courriel à l'adresse suivante et mentionner "please send me your weekly bulletin". mailto:hfpjc@thejnet.com Malheureusement il n'est disponible qu'en Yiddish et en Anglais. The Heritage Foundation for Preservation of Jewish Cemeteries - HFPJC/Avoyseinu, 616 Bedford Ave. Suite 2-B, Brooklyn, NY 11249, Tel: 718-640-1470 ext. 30, Email:hfpjc@thejnet.com

Pour faire un don Cliquez ici..........

Qui suis-je ?

Comme il va falloir ramasser pas mal d'argent pour ce projet d'entretien des cimetieres Juifs de la région de Mateszalka en Hongrie et de Nagyvarad/Oradea en Roumanie, j'ai pensé qu'il serait bon de savoir à qui vous avez à faire, d'ou ce petit resumé en forme de CV. Bien entendu je m'attend à rendre des comptes à tous les bienfaiteurs qui en feront la demande.

Mon nom est Edmond Silber, je suis né á Vigneux-sur-Seine dans la banlieue parisienne. Mon frère ainsi que mes deux sœurs sont également nés en France, un frère et une sœur à Vigneux et mon autre sœur à Paris dans le 13ème. Toute ma famille est originaire de la grande région de Mateszalka en Hongrie.

Mes grands-parents paternels ont déménagé de Nyirmada à Nagyvarad qui faisait à l'époque encore partie de la Hongrie, ce n'est qu'après la guerre de 1939-45 que les Soviétiques de l'époque Stalinienne ont retracé toutes les frontières de la région et que cette partie de la Transylvanie Hongroise est devenue Roumaine. Nagyvard s'appelle maintenant Oradea. Mon père et son frère mon oncle Armin, dans les années 1920 ont immigré en France et se sont installés à Vigneux-sur-Seine. Ma mère elle, est née à Jarmi. En 1923, grâce à un chidouch (mariage arrangé) mon père est retourné en Hongrie pour marier sa cousine germaine qu'il n'avait jamais rencontrée auparavant, pourtant mon père est né à Nyirmada, moins de 20 kil. de Jarmi. Une fois marié, ils se sont installés à Vigneux au 7 Rue Pierre Curie, dans une maison qu'ils ont partagé avec mon oncle Armine et ma tante Sèrene pendant quelques années. (non ce n'est pas la maison que l'on voit aujourd'hui sur google, la maison à l'origine etait une maison en bois, peinte en vert et beaucoup plus petite. Les "toilettes" etaient dans une cabane dans la cour) Plus tard mes parents ont déménagé au, 87 Rue des Chênes, Vigneux-sur-Seine c'est là que je suis né.

Mon père et mes oncles ont été parmi les fondateurs de la Chevra Kadicha de Vigneux. Ils organisaient aussi les offices des grandes fêtes de Tishri. Pendant de nombreuses années les offices se faisaient dans un petit pavillon attenant à celui de mon Oncle Maurice Morawiecki et ma tante Marguerite, la sœur de ma mère. Mon oncle et ma tante mettaient gracieusement cette salle à la disposition de la communauté, ils habitaient au 6 rue du Chateau Vigneux-sur-Seine. Mon père et mes oncles ont, à tour de rôle, été respectivement pendant de très nombreuses années Président et/ou trésoriers de l'Association. Comme aujourd'hui, ils ne sont malheureusement plus là, c'est mon cousin René Zilber qui en est le président. A Vigneux, les tombes du carré Juif, se trouvent vers le centre du cimetière municipale situé après le carrefour de "la Patte d'oie" sur l'Avenue Henri Barbusse en direction de Draveil. Une de mes sœurs y est enterrée. Fut un temps il y avait une petite clôture autour des tombes, mais lorsque mes parents ont plus tard quitté l'Association  pour cause de différences philosophiques religieuses, mon oncle Armine a fait retirer les clôtures. Aujourd'hui, mes parents z"l, reposent sur le mont des Oliviers à Jerusalem.
Depuis 1959 je vis à Montréal, je suis assez actif dans le milieu communautaire Juif et très militant pour tout ce qui est en rapport avec Israël. Je suis membre exécutif du comité organisateur de la célébration du jour de Yom Haatzmaout à Montréal. J'ai déjà aussi été membre du CA de L'institut Canadien de Recherches sur le Judaisme ainsi que du défunt Comité Québec Israël remplacé aujourd'hui par le CIJA. J'ai aussi été membre du CA de la CSUQ (Communauté sépharade unifiée du Québec).

Durant la guerre nous habitions à Choisy-le-roi  Val-de-Marne-94, au 28 rue Mirabeau dans le quartier des Gondoles. De 1942 jusqu'à la fin de la guerre, nous avons été cachés à Morsang-sur-Orge dans une maison que nous a prêtée gracieusement un couple de Français, Mr. et Mme. Fournier de Choisy-le-roi, D. ait leurs âmes. Des gens extraordinaires. Nos voisins du 26 Rue Mirabeau à Choisy-le-roi M. et Mme. Milleville, des gens aussi extraordinaires, laissaient la porte arrière du sous sol donnant sur le jardin tout le temps ouverte pour nous permettre de nous y refugier en cas de descente de la police française ou de la gestapo. Mr et Mme. Millville prenaient un très grand risque je n'ai pas besoin de vous dire ce qui serait arrivé si la police se serait aperçue que nous avions sauté la clôture pour aller nous refugier dans leur sous sol. J'aurai tellement aimer faire inscrire Mr. et Mme. Fournier et M. et Mme. Millville à Yad Vashem comme des justes parmi les nations, malheureusement je ne connais pas leurs prénoms respectifs, ni les noms et adresses de leurs descendants.  Mes parents qui auraient pu me le dire ne sont malheureusement plus de ce monde. Mme. Fournier était infirmière, ma mère avait fait sa connaissance à l'hôpital à Paris dans le 13eme au moment de la naissance de ma sœur Micheline. Pour l'adresse de M.et Mme. Fournier je ne me rappellel que de la rue car je me souviens qu'elle longeait le parc de l'ancienne Mairie de Choisy le Roi, soit la rue Waldeck Rousseau, je sais que c'était dans un des immeubles (il y en avait 2 ou 3 qui se ressemblaient) mais je ne connais pas le No. C'étaient des gens extraordinaires, la maison de campagne qu'ils nous avaient prêtée sans rien en retour était a Morsang-sur-Orge. La maison était petite mais il y avait un très grand terrain en avant avec beaucoup d'arbres fruitiers. Nous y sommes restés de 1942 à 1945. C'était à Morsang, je me souviens encore très bien du jour de la libération, des colonnes de camions, de tanks et des soldats alliés qui nous jetaient des paquets de bombons Lifesaver, de chicklets et des petits paquets de 5 cigarettes.
Y a-t-il une façon de retrouver l'endroit du dernier repos et ou des descendants de ces personnes formidables ? A leurs retraites M.et Mme. Fournier sont retournés dans leurs Normandie natale dans la région de Tessé-la-Madeleine, Bagnole de l'Orne, La Ferté Macé et M. et Mme. Milleville eux, à ce que je sache, ils se sont retirés dans le nord.

A la fin de la guerre, mes parents ont fait connaissance du Rabbin Zalman Schneersohn le cousin du Rabbi. Il était en France depuis avant la guerre, il a passé toute la période de l'occupation caché avec un groupe d'enfants Juifs. En 1945, après la guerre qui nous a privé de toute éducation Juive, mon frère et moi-même sommes partis nous Judaïser un peu à la Yechiva du Rabbin Zalman Schneersohn au Château du Manoir à Saint-Étienne-de-Crossey (Isère) près de Voiron. Par la suite la chatelaine maitre des lieux a voulu récupérer son domaine qu'elle avait gracieusement mis à la disposition du Rabbin pour le temps de la guerre. Nous sommes alors rentrés sur Paris au 10 de la rue D. près de la Place de la République dans le 10eme ou le Rabbin avait son siège social l'AIP (Association des Israélites Pratiquants). Là nous sommes restés quelques mois car après, le Rabbin a acheté une propriété en bordure de l'Oise à Eragny-sur-Oise au 20 route de Neuville. La propriété s'étendait de la route de Neuville d'un bord et de l'autre par le chemin du Halage sur le bord de l'eau. C'est là que j'ai fait ma Bar-Mitzva.. Mes sœurs s'étant mariées avec des Loubavitch, on comprendra mieux pourquoi mes parents ont choisi plutôt le clan Loubavitch au lieu de celui des Satmar, on peut comprendre aussi pourquoi on retrouve plusieurs de mes neveux Chlihimes Loubavitch dans de nombreux pays, comme à Porto Allègre & Sao polo Brésil, Barranquilla Colombie, Zagreb Croatie, Bruxelles Belgique, DDO Montréal Canada, Kfar Habbad Israël. Voir aussi au sujet du Rabbin Zalman Schneerson
En 1949, j'ai fais un séjour d'un peu plus d'un an à la Yechiva d'Aix les Bains.

Aujourd'hui b"h, j'ai 3 enfants, un garçon et deux filles et 9 petits enfants.

Je n'avais jamais mis les pieds en Hongrie avant ce voyage en Mai 2012. Même si je n'ai jamais voulu le parler quand j'étais jeune, comme mes parents parlaient toujours l'hongroie entre eux à la maison, on aurait dit que la langue s'est comme incrustée dans la tête malgré moi. Cela m'a beaucoup servi car lors de mon voyage en Hongrie, l'Hongroie est revenu comme si je l'avais toujours plus ou moins parlé. Bien sur je ne le parle pas couramment, mais assez pour trouver mon chemin et me faire comprendre.
Avant de partir en Mai 2012, j'ai fais quelques recherches sur les Juifs de Hongrie. J'ai appris qu'en 1939 la population totale de la Hongrie était d'environ 8 000 000 et qu'il y avait à peu près 800 000 Juifs, plus ou moins 10% de la population. Contrairement à l'Amérique du Nord ou on retrouve les communautés juives dans les grandes agglomérations, en Hongrie la population juive était majoritairement éparpillée à travers toute la Hongrie et dans de très nombreux petits villages tels que ceux de Jarmi, Papos, Opalyi avec de très petites communautés de quelques familles juives chaque et même s'ils n'étaient séparés que de quelques kilomètres, chaque village avait son petit cimetiere Juif. Les Juifs étaient très bien intégrés, les juifs Hongrois parlaient l'Hongrois à la maison, Ils ne se servaient du Yiddish qu'a l'occasion pour communiquer, surtout le Chabbat. Mon grand-père maternel était un officier de l'armée Austro-hongroise à la retraite. Il était très pratiquant et portait la barbe comme les hassidimes. Mes grands-parents habitaient Jarmi et à sa retraite de l'armée, en reconnaissance pour ses bons et loyaux services, le gouvernement avait remis à mon grand-père une terre pour y cultiver le tabac en tant que métayer.


Les Juifs Hongroies étaient de bon citoyens ils ont toujours eu de très bons rapports avec la population non Juive et pourtant……en 1944……

...........parmi les milices Nazis qui sont venues chercher les Juifs de la région de Mateszalka, il y avait des voisins, des gens qu'ils avaient cotoyés toute leur vie. "ils ont obèis aux ordres" Ils les ont accompagnés baïonnette au canon jusqu'aux wagons à bestiaux pour les expédier à Auschwitz. Vraiment les milices Nazis Hongroises ont été d'une "efficacité" incroyable, ils ont réussi ce que même les Allemands n'avaient pu faire, c'est-à-dire déporter plus de 550 000 personnes en moins de 3 mois et ça en 1944 alors que l'Eruope était presqu'à moitié libérée. De 800 000 avant la guerre, la population juive Hongroise d'aujourd'hui ne compte qu'environ +ou- 50 000 personnes (officiellement il y en aurait 100 000), ils vivent majoritairement à Budapest et les environs et à Debrecen. C'est lors de mon voyage en Mai 2012, en visitant les tous petits villages de mes ancêtres tels que: Nyírbátor, Jarmi, Papos et Opalyi que j'ai vraiment réalisé tout cela et il m'en reste encore beaucoup à découvrir.

Combien encore d'autres cimetières Juifs abandonnés comme celui de Papos y a-t-il à découvrir en Hongrie ?

Visitez la: Hungary (en anglais)

Source: http://www.ushmm.org/wlc/fr/article.php?ModuleId=206#related Sur les quelque 825 000 Juifs qui vivaient en Hongrie en 1941, environ 63 000 moururent ou furent assassinés avant l'occupation allemande de mars 1944. Sous l'occupation, un peu plus de 500 000 d'entre eux moururent suite aux mauvais traitements, furent assassinés ou déportés. Quelque 255 000 Juifs, soit moins d'un tiers de ceux qui vivaient dans la Hongrie élargie de mars 1944, survécurent à la Shoah. Environ 190 000 d'entre eux vivaient sur le territoire qui était celui de la Hongrie en 1920.

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